1950 : Henri LOMBARD

Ce garçon brillant n'a que 9 plongées à son actif, et il est d'ailleurs mort lors de la dernière. Toute sa carrière de plongeur se déroule durant le mois d'août 1950 dans l'Hérault.

Il explorera successivement ; la grotte résurgence de l'Avencas, des cent - Font, des Fontanilles, la perte du second barrage, l'exurgence de Gourneyras, de Gourneyrou, la Foux de Pompignan et la Grotte exurgence du Lirou.

Sa tenue explique très certainement les causes de sa mort, vêtu d'un simple slip de bain, d'un hublot de chasse sous-marine et d'un scaphandre bi-bouteille Cousteau-gagnan. Une fine cordelette métrée longue de 70 mètres assurait sa liaison avec la surface, pour éclairage, une lampe étanche.

 

1952 : Michel LETRONE

Après avoir essayé sans beaucoup de succès un appareil Commeinhes prêté par le Clan Claude Sommers de Paris, le Clan des Tritons, qui s'appelait alors Clan de la Verna, décide de fabriquer eux-mêmes leurs détendeurs.

Le 17 février 1952, vêtu d'un vêtement de plongée modèle Tahiti acheté par la Direction Départementale des sports, Michel Letrône plonge dans le siphon de la Balme.

Malgré cela le froid les paralyse, ils décident donc d'acheter des tenues plus performantes, modèle Tarzan, du coup il leur semble que les détendeurs fonctionnent mieux.

Norbert Casteret en apprenant ses plongées le qualifie l'As des Tritons de Lyon.

Michel a de plus dès 1955 une vision de la sécurité en matière de plongée spéléologique fort clairvoyant.

Jugez-en plutôt : Il écrit : Il faut un vêtement isotherme, des bouteilles séparées sans réserve, deux détendeurs offrent plus de sécurité, c'est du suicide de plonger sans liaison avec la surface, le moyen le plus sûr est le dévidoir. Je rappelle qu'il a écrit cela en 1955.

 

1955 André BONNEAU

André Bonneau et son équipe (dans laquelle, excusez du peu, on retrouve Haroun Tazieff et Rebikoff l'inventeur des caissons étanches qui portent son nom).

Ils tourneront à Font ESTRAMAR les tous premiers films de plongée spéléologique.

 

1956-57 Docteur DUFOUR

Le 20 avril 1957, il franchit le siphon 1 de Gouel di HER (qui avait arrêté Norbert Casteret en apnée rappelons-le).

Le même jour il meurt dans ce même siphon victime d'une hydrocution, sur laquelle ironie du sort, il faisait une étude en collaboration avec le médecin Colonel Lartigue, qui inventa d'ailleurs le mot HYDROCUTION.

 

4 août 1958 : Yves Griosel, Jacques Parent et Guy Maurel

Gouel di Her - Coume Ouarnède

Nous revoici pour la troisième fois dans ce fameux complexe. Un an presque jour pour jour après le magnifique exploit du docteur Dufour.

Maurel passe le premier emmenant un combiné téléphonique.

Pierre Gicquel est là en alerte avec un biberon de secours au cas où.

Yves Griosel plonge en second, trop léger il ne d'enfonce pas. Angoisse de Norberet Casteret revenu sur les lieux en spectateur. , 2ème essai…..Çà passe. Jacques Parent les rejoint.

Tous les trois ils vont parcourir 1386 mètres de rivière souterraine jusqu'au siphon 2 qu'ils baptisent siphon JYG.

 

1962 Arthur Ichkanian

Goule de Sauvas - Event de Pierrejal

Assuré par Robert Lacroux dont nous avons parlé, Arthur Ichkanian s'engage dans le siphon. L'assurance se fait de la surface. Il est rejoint ensuite par son aide et ils vont ainsi découvrir plus d'un kilomètre de galeries d'une grotte qui est une des plus belles classiques d'Ardèche et dont les relations avec la Goule de Sauvas et la Cocalière n'était pas envisagée à l'époque.

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Voilà, la préhistoire de la plongée spéléo était pratiquement terminée, à partir des années 60 des équipes régionales ont commencé à explorer de façon systématique toutes les régions karstiques de France et d'Europe, bien sûr les matériels utilisés simultanément dans ces équipes n'étaient pas encore toujours conformes aux recommandations de Michel Letrône énoncées en 1955, des accidents vinrent encore endeuiller notre milieu.

Tout comme encore actuellement il arrive de croiser au hasard de plongées des inconscients en mono-bouteille, lampe à la main.

Mais les bases étaient jetées et à part pour quelques irréductibles ou inconscients ces règles sont encore enseignées de nos jours et les différences ne portent que sur des détails.

 

Merci de m'avoir lu jusqu'au bout

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