GR20 Les Conclusions et réflexions diverses

Les conclusions , plutôt les réflexions seront assez nombreuses, je les classerai par rubriques :

--- Le GR20 en lui même : et bien sans surprise, je le trouve très dûr, vraiment difficile en tant que marche en elle même, mais surtout par le nombre important de problèmes annexes qu'il engendre, poids du sac, bivouac ou lit en refuge, nourriture emportée ou manger sur place, étapes simples ou variantes, étapes simples ou doublage voire triplage des étapes. Réserver ou pas... etc.

--- Les corses : bien sûr comme partout, on rencontre des gens sympas, accueuillants, souriants, et des bourrus. Pour ma part, les bourrus, je les ai surtout rencontré en refuge. Je me demande même si celà n'est pas un genre qu'ils se donnent.

Bourrus veut dire une personne qui ne sourit pas, dit bonjour (quand elle le dit) du bout des lèvres. Répond à vos questions avec une économie de mots incroyable, quand elle répond, et quand elle ne répond pas par une boutade.

Exemple : essayez de demander quel temps il fera le lendemain à un gardien de refuge, vous serez surpris, ils refusent de vous répondre, en inventant tout un tas d'excuses, toutes plus incroyables les unes des autres, il ne serait pas possible de prévoir le temps en Corse ! ma foi, alors bravo à la météo nationale qui le fait pourtant chaque jour.

Par contre sur la côté, c'est tout autre chose, là j'ai fait de belles rencontres, des gens heureux, accueillants, souriants, aimables, bon, c'étaient souvent des commerçants, je dois bien le reconnaître, mais pas seulement, par exemple pour le stop.

Suite à un reportage vu sur la 6 , hier soir le 24 juillet, je tiens à donner mon avis :

Qu'avons-nous vu ? des Corses fiers de leur île qui la défendent contre des touristes envahissants et peu respectueux.

J'ai vu des Italiens peu respectueux, des Métropolitains irrespectueux ? aucun dans le reportage.

On dit, mais on ne démontre, ni on ne prouve ce que l'on dit. Alors ?

Ensuite trois jeunes filles qui se moquent des touristes, ne les fréquentent pas, préfèrent la compagnie des jeunes corses.

Que dire ? primo, il ne s'agit pas d'un sondage, on ne voit que ces trois jeunes filles. Celà ne reflète peut-être pas l'avis de centaines de jeunes filles corses.

Ensuite, comme toujours, ce reportage a-t-il été fidèle ou orienté ?

Et corrolaire ; la caméra n'a- t-elle pas influencé les propos de nos témoins ? n'ont-elles pas JOUE devant la caméra ? un peu quand même ! lorsque je vois les robes qu'elles arboraient pour la fête du village ! forcément c'était surjoué à mon avis.

Ensuite le péage de la vallée de la XXXXX au dessus de Corte .... et alors ? comme dans des dizaines de sites sur le contiment, c'est payant !

Allez au Pont du Gard, au cirque de Six fer à cheval, au Mont Saint Michel ? et des dizaines d'autres sites où là aussi on peut se poser la question de la légalité du péage. Sans en faire un reportage à sensations.

J'ai payé pour me garer sur un parking à Saint Marcel d'Ardèche, en été uniquement , celà me faisait râler, mais je payais, c'était déjà il y a trente ans..

Tarif spécial locaux ? prenez le pont de l'île de Ré et vous verrez..... alors arrêtons de stygmatiser les Corses !

Mais j'en reviens à ces jeunes filles, on les voit boire du champagne au début de ce reportage ! ben voyons ! si çà ce n'est pas surjoué, je n'y connais rien.

Et si elles préfèrent sortir avec un Corse qui sera un mauvais compagnon pour elle, plutôt qu'avec un gentil garçon venu d'un autre coin de France, tant pis pour elles.... il y a des dizaines de mariages mixtes pour venir les contredire.

Dans la même émission, on suit un groupe de jeunes Landais qui n'aiment pas les touristes, ils font des bêtises, leur coupent la vague sur leur planche, rien de bien terrible, et ensuite celà dérappe, ils arrachent des plaques d'immatriculation de voitures de touristes, dégonflent leurs pneus, là on tombe dans de la petite délinquance, voire de la grande connerie !

Je suis plus choqué par ces comportements que par ce que disent les corses.

Et toujours la même entienne, marre des touristes ! on veut bien de leur argent, mais on ne les veut pas eux !

Ayant vécu 11 ans dans une station de ski, je connais bien ces réflexions, j'entendais déjà çà à Lamoura il y a 40 ans ! celà n'a donc pas changé ! et surtout, celà n'est pas exclusivement Corse ! toutes les régions touristiques ont les mêmes reflexions, les touristes les gavent, et pourtant s'ils ne venaient plus.... que de ruines dans ces régions...

--- Le Stop : il marche très bien, à ma grande surprise, descendre de Calenzana en fin de GR20 pour aller à Calvi, ne m'a demandé qu'une demie-heure, j'ai vu passer 6 voitures avant celle qui m'a chargé. Jusqu'à la nationale, il allait vers le sud, et de là, j'ai vu 25 voitures, avant celle qui s'est arrêtée, (oui, sur la nationale la circulation est plus importante quand même).

Idem pour aller à Bastia de Miomo où j'étais au camping des orangers, j'allais à l'arrêt de bus, et par jeu, je tendais le bras, 30 voitures après j'étais chargé, Même le facteur m'a pris un jour ! je n'ai jamais vu le bus passer, pourtant il le fait toutes les demie-heures sur cette ligne. C'est dire.

--- réservation en refuge : pour la période que je connais, c'est à dire de mi-juin à début juillet 2013, il y a toujours eu de la place en refuge, à de très très rares exceptions près, et je pense surtout lorsque j'arrivai vers 16h00 et plus tard, sinon, à chaque fois que je suis arrivé tôt, vers 13/14h00, j'ai toujours entendu les gardiens louer un lit aux arrivants qui n'avaient pas réservé en ligne.

Cette fameuse réservation en ligne fonctionne très bien aujourd'hui, elle permet de gagner un peu d'argent 12€ au lieu de 15 voire 17€, mais inconvéniant majeur, plus moyen de modifier, quoique, à Sciuttullu, j'ai entendu Charly téléphoner au parc pour modifier une réservation de trois jeunes qui avaient pris une journée de retard ! mais Charly est un phénomène de gentillesse et convivialité.

Et la modification a été acceptée par le parc, preuve que la veille il y avait encore 3 places à Sciuttullu di I Mori qui était leur destination du lendemain.

Pour le peu que j'en ai compris, si vous avez réservé et que vous prenez du retard, la rêgle semble que votre réservation peut : soit être honorée (il reste des lits de libres), soit transformée en réservation en tente. Ce qui parait une bonne alternative et vous évite de dormir sur une table...

--- La Corse, c'est beau.... ma foi, sur le GR20, les paysages sont sauvages, mais on voit les mêmes dans les Alpes et les Pyrénnées, seule l'altitude change, à 2000 en Corse, vous avez les paysages de 3000 dans les Alpes. Vous gagnez 1000m. de grimpette. Quant aux villes et villages eux - mêmes, ils sont petits, assez vite visités, et n'ont pas de grande diversité à proposer, une église, quelques maisons typiques, mais sans réel cachet. Juste typique. Même Calvi et Bastia, on en fait vite le tour. Ne pas prévoir une semaine dans les grandes villes, une demi journée suffira amplement, même à pieds.

La Corse c'est beau, mais surtout les petits endroits non indiqués, une crique sauvage, dont on ne trouve même pas le nom sur la carte, un petit ruisselet qui cascade en cours de marche, un nuage accroché à un pic tout raide, dont le nom n'est pas indiqué... c'est plus une question de sensations, de feeling, que de réelle beauté intrinsèque. Mais bon celà n'engage que moi.

--- le sac, le fameux sac et toutes les théories s'y rattachant : Qu'il soit à armatures avec un espace entre le dos et lui, souple, long, large. Le maitre mot est le POIDS. Plus léger il sera mieux celà vaudra, 10/12kg pour un homme semble bien, et un peu moins pour une femme.

Il faut bien sûr que l'on ne le sente plus une fois sur le dos. Et avec le poids, que celui-ci soit bien ou mal réparti, 20kg sont et resteront 20kg, et les sangles feront mal aux épaules, quel que soit le modèle du sac.

Mon sac était trop lourd, au début 17,5kg, et 19kg à la fin avec la bouteille de Saint Georges (eau corse), que je prenais à la fin car je buvais beaucoup.

Ces poids sont donnés au départ de l'étape, car buvant petit à petit, le sac s'allégeait d'autant, soit 1,8kg du camel bag et 1,5kg de la bouteille d'eau. En fin d'étape, 19kg moins 3,3kg égale = 15,7kg ce qui en fin d'étape est trop, beaucoup trop. J'ai souvent eu mal aux épaules au début de mon GR20, à la fin mes épaules étaient blindées.

Sur quoi aurais-je pu gagner du poids ?

La tente, une Sarracénia de 1,9kg, il existe des tentes de 1kg environ, mais à quel prix ? plus de 600 euros.... trop cher pour moi.

Mon duvet était chaud et léger, rien à gagner.

Je transportais un petit appareil photo numérique de secours, n'imaginant même pas ne pas pouvoir prendre de photos en cas de panne de mon G11. soit 300 grammes à économiser. J'ai marché avec un randonneur qui a eu une panne d'appareil aux 2/3 de son GR20, il a fini avec son téléphone, mais vous comprenez aisément que celà n'a pas eu les même résultats.

Je transportais divers cordons et chargeurs pour APN, plus donc cet APN, environ 400grs, mais je voulais pouvoir charger les fond de carte IGN perso dans mon GPS Garmin Dakota 20.

Le GPS lui même, était-il indispensable ? non ! juste un petit caprice de ma part. Il n'était pas absolument nécessaire, le GR20 est bien balisé, très bien même, même si celà ne m'a pas empêché de m'égarer deux trois fois. Encore 300 grs.

Voilà LE seul kilo que j'aurais pu gagner, tout le reste était utile et m'a servi.

Les médocs ne m'ont pas servi, mais ils ne pèsent que 100 grammes en tout... donc négligeable.

--- les chaussures : Il me semble évident de ne pas attaquer le GR20 avec des chaussures neuves, bien que personnellement celà ne m'aurait pas du tout handicapé, mes chaussures LAFUMA de chez Intersport, ne m'ont jamais créé le moindre problème, en fait si je me souviens bien je n'ai jamais de ma vie eu d'ampoules aux pieds, sauf avec des sandales aux coutures vraiment trop en relief... sinon aucune chaussure de marche de m'en a jamais donné. Ai-je des pieds spéciaux, je ne le sais.

J'ai vu des randonneurs boiter en fin d'étape et autour des refuges, certains avaient de gros pansements sur le tendon d'achille, d'autres sur les orteils, sans doute des ampoules, donc pour eux le choix des chaussures doit être primordial, et surtout il me semble qu'il on eu intéret à les casser en effectuant deux trois randonnées avec, avant de faire le GR20.

Malgrès tout, j'ai entendu deux randonneurs qui se plaignaient de leurs chaussures à Carrozzu, ils faisaient Nord Sud, donc s'était leur deuxième étape. Et à ce que j'ai compris, l'un ne comprenait pas que dans le magasin elle lui allaient parfaitement et en marchant elles avaient rétréci..... l'autre disait qu'elles était toutes neuves et lui faisaient mal aux pieds.... ma foi...

Les chaussures subissent des agressions sérieuses pendant un GR20.

Certaines semelles diminuent de 30 à 40% d'épaisseur pendant le GR20. La roche ; du granit microgrenu dans le nord, pour devenir du Macrogrenu dans les tons de rose dans le sud ; est extrêmement abrasive. C'est ce qui explique l'incroyable adhérence qui permet de grimper pratiquement comme une mouche sur certaines dalles très relevées.

Et heureusement.

Par contre attention par temps de pluie, cette adhérence est réduite à néant.

--- La marche sur le GR20 est très épuisante, physiquement mais également mentalement.

En effet, plus que tout autre chemin de randonnée, le GR20 présente de très nombreuses portions de rocher, celà veut dire toutes les formes de rocher. Du petit gravillon couvrant des dizaines de mètre carré sur de très grands pierriers, aux blocs gros comme une chaise, et plus encore comme une table de camping. Et bien sûr quelques grands pierriers composés de blocs gros comme des tables de camping.

Celà veut dire que les personnes aux jambes courtes vont devoir très souvent poser les mains pour se hisser, et les genoux pour aider au franchissement.

Les grands qui peuvent poser le pied sur une table sans s'aider de leurs mains sont avantagés, encore plus s'ils ont des bâtons qui leur permettront de se hisser sans poser les mains trop souvent, ce qui est mon cas heureusement.

Et encore je ne parle que de la montée, à la descente, les difficultés sont encore plus grandes.

Mais même dans une portion horizontale, faite de ces gros blocs, il faut une extrême prudence. Les yeux sont constament aux aguets, quel bloc choisir, sur lequel poser le pied ? celui-ci qui semble stable et horizontal ? oui, mais ensuite c'est bloqué, plus de passage, celui-là alors, un peu penché mais qui ensuite propose un deuxième presque plat, et encore plus loin cette petite dale pas trop pentue... constament le cerveau va calculer des trajectoires, les yeux vont guider les pieds sur des appuis semblant sûrs.

Parfois, le rocher bascule, de quelques centimètres, ouf, pas grâve. Quelque fois, bascule totale : aie ! c'est la cheville qui se tord, heureusement le plus souvent maintenue par la chaussure, quelques fois, malheureusement, c'est l'entorse, qui ne sera peut être pas trop grâve, avec la chaleur de l'effort, on peut continuer, on resserrera un peu les lacets, mais le soir quand elle aura refroidi.... quel sera le pronostic ?

Celà me semblait hésothérique lorsque je lisais que le GR20 était difficile à cause du rocher et du fait de devoir très souvent poser les mains, ici dans la Drôme, on a quelques passages de rocher, mais rien à voir vraiment avec le GR20, là tout est multiplié par 10, 20, 100 !

--- Que faire de ses bâtons dans les grimpées lorsque qu'il faut poser les mains ?

De nombreux randonneurs croisés m'ont posé des questions sur ma petite cordelette qui relie mes bâtons.

J'avais imaginé ce dispositif pour ne pas à avoir à poser mon sac à chaque passage grimpette, et re poser le sac pour reprendre ses bâtons à la fin, et re... au suivant etc...

Si vous ne voulez pas poser le sac, il n'y a qu'une seule solution, accrocher vos bâtons sur le devant du corps.

Donc il faut les raccourcir, et les fixer sur vous. La solution qui me semble la meilleure, meilleure encore que ma cordelette est un dispositif d'accrochage, rapide et costaud, sur l'une de vos bretelles de sac, au niveau de la poitrine et un rappel sur l'un des deux côtés, selon que vous les fixez à droite ou à gauche, un rappel donc au niveau de la ceinture sur la hanche pour que les pointes ne vous gênent pas.

Une petite sangle velcro, que vous scratcherez en deux secondes autour des bâtons sur la poitrine et une seconde sur le côté sur la hanche correspondante, ainsi les bâtons se retrouvent légèrement en travers, sur le côté, et passent donc sous le bras correspondant sans le gêner dans ses mouvements d'ascenssion.

Une fois terminé on descratche, on les remets à la bonne longueur et on repart sans avoir posé le sac. Une fois oui, dix fois on en a vite marre.

Idem pour le camel bag, qui permet de boire sans poser le sac à chaque petite soif... On boit plus souvent et moins à chaque fois, ce qui semble meilleur pour l'effort. Une ou deux gorgées à chaque fois, mais plus souvent.

--- L'impréparation de certains randonneurs : une personne se présente à Carrozzu (encore là) sans argent liquide, et ne comprend pas que l'on accepte pas la carte bleue ? !? ! le gardien accepte un chèque, mais le prévient, il ne pourra pas faire tout le GR20 comme çà, il lui faut du liquide. Le gars interroge, où est le distibuteur le plus proche ? ! ? !

Calenzana, et Bastia ! ahurissement du gars....

Il faut du liquide pour payer sur le GR20, on peut payer par carte dans les anciennes stations de ski, MAIS C'EST TOUT !

Je pensais que tout le monde savait çà, apparemment pas.

--- GR20 classique, doublage, triplage, suppression d'étape ?

Aujourd'hui on rencontre de plus en plus de personnes, même pas des raideurs, qui doublent leurs étapes. Si vous vous sentez en grande forme, si vous n'avez pas assez de congés, si vous tenez absolument à faire tout le GR20 en 1 semaine, c'est possible. Sachez juste que celà est très très très dûr. Mais faisable, surtout par des jeunes.

Triplement des étapes : j'ai rencontré au col de Vergio trois amis qui faisaient çà, tripler les étapes.... il faut une forme EXCEPTIONNELLE. Départ très tôt, 5h00 environ arrivée première étape vers 10h00, rapide collation et départ, deuxième étape vers 15/16h00, re collation et troisième départ pour une arrivée le soir vers 20h00.

Il faut une très très grande forme, savoir marcher très très vite dans un relief très accidenté. Sauter, courrir parfois sur les portions faciles. Un mini sac de 5kg max est requis. Ils finiront sales comme des peignes, mais impossible de faire de lessive dans ces cas là.

Les raideurs : là se sont des extra terrestres pour moi, ils courrent sur des dizaines de kilomètres, triplent au minimum toutes les étapes, ne boivent presque pas, ne mangent que des gellules spéciales adaptées à ce genre d'effort intense et des boissons énergisantes accrochées sur les bretelles de chaque côté au niveau de la poitrine.

Il faut des jambes d'acier, un moral dans le même métal. On ne raide pas pour visiter la Corse, mais juste pour faire des points, ce nouveau sport rencontre de plus en plus d'adeptes. Je n'en fait pas partie, vous avez compris.

--- suppression d'étapes : une tendance semble également se faire jour, supprimer la première et la dernière étape classique. Calenzana - Ortu di U Piobbu au nord, et Conca Bavella au sud.

Pour cette dernière c'est facile, il suffit de trouver un transport qui va au col de Bavella, et de démarrer par là.

Pour Ortu di U Piobbu, c'est plus délicat, la seule option différente, est de monter à Bonifattu, et de là à Ortu, l'avantage n'est pas évident du tout, pour plusieurs raisons, l'étape Bonifattu Ortu est presque aussi difficile, 1000m. de dénivellé et 4/5 heures de marche... et l'hébergement à Banifattu est assez cher d'après mes infos.

--- Le GR20 pour les marcheurs moyens.

Plusieurs options permettent de se faire plaisir sans effectuer tout le GR20, certaines étapes relient deux villes de col, Vizzavona , E.Capanella, Col de Vergio, Haut Asco, il suffit donc de commencer à l'une et de quitter à la suivante. Le problème sera le transport, pour monter surement, pour la descente, je compte sur la générosité des Corses (voir paragraphe Stop).

On peut de cette façon, faire une, deux, trois étapes, et quitter.

On peut également prendre son temps , rien n'oblige à marcher jour après jour.

On peut prévoir un jour de marche, une journée de repos,donc se lever tard, 8/9h00 par exemple, et prévoir une petite grimpette que négligent généralement les randonneurs pressés du GR20.

Col de Bavella : on ira faire un tour au trou de la bombe.

Vizzavona : on mettra sa journée de repos à visiter Corte, via le train qui dessert la gare. On pourra également passer quelques heures à se baigner à la cascade des anglais, et finir à la buvette qui est juste à côté.

E.Capanella, on pourra, monter au Mont Renosso, ou tout au moins jusqu'au lac de B X X X X X juste en dessous.

Col de Vergio, il y a surement des trucs à visiter.

Haut Asco : le Monte Cinto représente une véritable étape à lui seul, mais on est pas obligé d'aller jusque là.

--- les temps du topo rando de la FFRP :

Ce ne sont que des indications, basées sur quels critères ? je ne le sais pas, mais bon, quels que soient ces critères, on a donc des temps, et on compare avec les siens, on peut ensuite prévoir combien de temps peut prendre une étape.

Personnellement je fais le même temps que ceux indiqués par le topo rando, MAIS, j'effectue 50 à 60% de haltes en plus au début, et vers la fin je ne faisais plus que 20 à 30% de haltes en plus.

TOPO donne 4 heures : je faisais 6 à 6h30 au début, et 5 heures à la fin.

--- Quelles sont les étapes les plus difficiles, quelle est la partie la plus dure ? le nord ou le sud ?

Traditionnellement les randonneurs partaient de Calenzana, et arrivaient à Conca, où se trouve LA plaque qui félicite les randonneurs de leur périple...

Il est donc né une légende, urbaine ou pas, qui voulait que les étapes du Nord dites "Alpines" soient plus dures que celles du sud.

Normal, la première étape dans ce cas est Calenzana - Ortu di U Piobbu, avec plus de 1300m. de dénivelé, sa longue ascension, en plein soleil, il y a très peu de parties ombragées, seulement vers la fin, une fois arrivé à vue du refuge...

Je comprends donc tout à fait que les randonneurs arrivent exténué au refuge, en retard certainement, et donc attaquent la seconde Ortu -Carrozzu, un peu diminué, etc etc... je comprends dans ce cas là que l'on trouve les étapes du nord plus difficiles. Il faut trois quatre étapes pour que le corps s'y fasse, que les muscles s'affermissent, pour ceux qui n'abandonnaient pas !

Pour moi c'est exactement le contraire, l'étape Conca, Focce de Bavella, au dénivellé identique, et à la longueur éprouvante également... J'ai donc considéré que les étapes du sud étaient plus difficiles que celles du nord qui pour moi sont bien mieux passées.

Pour moi, les étapes du sud sont en général plus longues, et présentent de bons dénivélés... je suis plus à l'aise dans les dénivellés importants mais courts, que longs... c'est juste valable pour moi. Donc j'ai plus souffert au sud qu'au nord.

Le nord est plus Alpin, vrai, mais ce n'est pas un problème pour moi, donc j'ai mieux marché au nord qu'au sud.

Le profil des étapes peut jouer également.

Par exemple pour le cirque de la solitude, qui semble l'épouvantail de nombreux randonneurs, en venant du sud, on part de Tighjettu, montée raide de 300m. et hop ! nous voilà à Bocca Minuta, l'entrée sud du cirque.

Ceux qui arrivent du sud partent de la station de Asco, et se tapent une montée longue et un dénivellé de 600m. pour arriver au cirque déjà bien entamés physiquement, et font le cirque, -300, +300, avec les passages de chaînes, d'échelle, etc... il est donc normal que :

1 - l'on considère cette étape plus difficile nord-sud,

2 - que dans ce sens on craigne la traversée du cirque effectué en quelque sorte en fin d'étape.

Je n'étais pas du tout fatigué en arrivant du sud à bocca Minuta, la traversée du cirque a été facile pour moi, je n'ai pas trouvé de passage difficile, et je n'ai pas attendu aux agrès, il n'y avait pas tellement de monde que çà.

Et il y a comme çà deux trois étapes, qui sont différentes selon que l'on vient du sud ou du nord, que l'on aime les rochers, ou les longues marches....

--- Quel sens ? sud nord ou nord sud ? Pour moi la réponse est nettement Sud Nord.

Primo, j'ai eu le soleil dans le dos quasiment tout le temps, au point que mes mollets sont en train de peler actuellement !!! pour la vue c'est parfait, pour les photos aussi, bien sûr on se retourne de temps en temps pour voir, mais celà ne dure que quelques instants, on a toujours le soleil dans le dos, c'est à dire que à part les avant-bras, et les mollets, on est protégé du soleil, on peut mettre des lunettes de soleil, mais sinon, çà passe quand même.

J'avais un grand chapeau bob, de chez Décathlon, avec ses larges bords il me protégeait la nuque sans soucis, d'autant plus que la tente que je fixais au dessus du rabat du sac, me la protégeait déjà.

Bien sûr que selon l'orientation du chemin on a parfois le soleil de face, et bien si çà dure, ne pas oublier la crême solaire et les lunettes.

Ensuite, cette année le printemps a été très enneigé, et celà donne une semaine supplémentaire, pour arriver dans les tronçons où la neige peut bloquer le passage, cette année, par exemple, le passage du cirque de la solitude a été très difficile début juin, un randonneur a même trouvé la mort en glissant la semaine avant que je ne commence... tout le monde en avait plein la bouche, surtout ceux qui n'en savaient pas plus que çà d'ailleurs... comme toujours.

Pour preuve la prise de tête le jour de mon départ dans le hall d'embarquement avec un guguss, qui voulait parier que je ne le passerai pas, j'aurai dû prendre son email comme il me le proposait, j'aurais gagné, je ne sais pas quoi, qu'il ferme sa grande G.... déjà.

Tiens puisque l'on parle du hall d'embarquement.

--- Comparaison entre les deux halls d'embarquement, celui de Marseille et celui de Bastia.

Marseille : personne avant moins de deux heures avant le départ.

Bastia : deux stands ouverts, celui de Corsica et celui des informations du conseil général de Corse. Ce dernier restera ouvert toute la journée, avec juste une coupure de 30 minutes pour que l'une des deux bombes nucléaires aille manger.

Marseille : erreur sur l'écran des départs, annonçant mon navire comme allant à Ajaccio.....

Bastia : Ecrans exacts, et en plus les hôtesses (des canons), reprécisaient encore à ceux qui le désiraient.

Marseille : donc les hôtesses, ne sont arrivées que juste à l'heure et n'ont ouvert le premier guichet qu'avec 10 minutes de retard et les autres se sont ouvert échelonnés, jusqu'avec 30 minutes de retard !

Bastia : Les hôtesses de La Méditerranéenne, sont arrivées avec une demi heure d'avance, et ont ouvert avec 10 minutes d'avance....

Marseille : rien d'ouvert donc, et juste un distributeur de boissons payant.

Bastia : deux fontaines à eau disponibles, et les hôtesses vous indiquent où sont les prises électriques pour recharger ordinateur et téléphones, (derrière chaque colonne)...

Bilan : 4- 0 pour Bastia !!!

Ne critiquons donc plus les Corses sans savoir....

--- Faire le GR20 seul ? en groupe ? accompagné ? avec un voyagiste ?

Je l'ai fait seul, celà ne m'a pas dérangé. Et je n'étais pas le seul, j'ai rencontré 2 messieurs qui étaient seuls aussi, plus l'américain/anglais au sac monstrueux, et la jeune fille rencontrée à E.Capanella, qui elle aussi avait des soucis pour se nourrir en début de rando de plusieurs jours, elle était seule, et m'a -t-elle avoué, c'est par goût, je ne veux pas rendre de compte à d'éventuels compagnes/gnons de marche.

Donc si pour moi celà n'a pas été un choix du départ, je devais le faire avec d'autres personnes, qui se sont désistées les unes après les autres, me retrouvant seul, je n'ai pas voulu renoncer de peur de ne plus pouvoir le faire dans les prochaines années, et finalement je ne regrêtte pas du tout.

En groupe c'est sans doute plus sympa, on se remonte le moral les uns les autres, mais l'on doit aussi supporter les humeurs des uns et des autres, il faut accepter les décisions prises à la majorité, même si on ne les apprécie pas. S'arrêter quand le groupe le décide, etc, etc. je ne dis pas non, mais à condition de bien se connaitre avant, je ne partirai pas avec des gens que je ne connais pas.

Accompagné : j'ai rencontré des groupes accompagné d'un guide, corse le plus souvent. Là aussi, avantages, il connait la région, peut vous donner des infos de première main, peut vous faire voire des choses cachées, méconnues voire pas connues du tout du grand public. En général ils sont de bonne composition. Adaptent leur rythme à celui du moins rapide. Font toutes les réservations pour vous. Celà a un coût, à vous de voir.

Avec un voyagiste : comme avec un accompagnateur, qui sera présent bien sûr, mais qui peut proposer en plus des options telles que bagage qui vous suit, et donc sac à dos minimum, on emporte tout ce que l'on veut, même son sèche cheveux ! et le voyagiste fait suivre vos gros bagages d'étape en étape, vous marchez avec un mini sac, tout en ne vous privant de rien dans le gros sac qui vous suit en voiture. Là aussi pas de démarches à faire il s'occupe de tout, avec un coût là encore. Apparement valable pour les étapes désservies par la route... Je n'ai pas vu le même service avec des mules (celà existe peut-être, mais je n'ai pas vu)

Moi, qui suis capable de faire mes réservations tout seul, sans besoin de personne, je préfère m'occuper des démarches moi même, c'est moins cher, et ces préparatifs ont déjà un avant goût de vacances, non ?

--- Il n'y a pas que le GR20 en Corse pour les randonneurs :

J'ai croisé de loin en loin, des randonneurs qui arrêtaient par exemple vers la brêche de Capitellu pour descendre vers Corte, ils finissaient là, prenaient le train et allaient à l'aérodrôme de Bastia pour rentrer chez eux...

Vous avez comme çà, à plusieurs endroits, des chemins qui croisent le GR20, les plus importants, sont les MARE à MARE , il y en a un au nord, et au sud, peut être même au centre....

Plus des chemins qui descendent dans les vallées adjacentes au GR20, pour rejoindre des petits villages que l'on apperçoit de loin en loin pas très loin, juste en bas à deux trois km à vol d'oiseau.

Par exemple Carrozzu - Bonifattu.

A i Paliri aussi on peut rejoindre un village, en partant vers la gauche après le refuge, dans le sens sud nord.

Au col de Verde, on découvre le chemin de l'eau, qui suit le torrent et redescend vers la plaine entre Ajaccio et Porto-Vecchio, en gros, très très gros....

--- les punaises de lit !!! : OUILLE, c'est pénible de se faire piquer, je l'ai été 7 fois en une nuit seulement, dans le refuge de l'hôtel de Monte d'Oro, j'avais pourtant vaporisé du Klako Punaises avant..... je n'en ai plus rencontré ailleurs.

Personnellement, je n'ai plus été piqué, par contre un mot posé sur la table du refuge du PNRC de E.Capanella un peu au dessus du gîte/restaurant E Radule prévenait que celui-ci en était infesté.....

--- le GR20 est le plus difficile de tous les chemins de randonnée :

Vous entendrez cette information : le GR20 est bien plus dur que les GR1 et 2, (donnés comme faciles par un gardien de refuge), le GR10, serait seulement plus long, mais plus facile également.

Bien plus dur aussi que le Saint Jacques de Compostelle, dur seulement par le nombre de ses étapes, mais aucune ne vaudrait une étape du GR20 !!!

Alors ma foi, faire le GR20 et arrêter... on ne pourra rien trouver de mieux ;-)